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Nadal "creuse" son trône


Eurosport - Julien Carrasco - 07/06/2006 14:27

Nadal écarte HewittPlus les victoires sont difficiles, plus Rafael Nadal se sent en confiance. Vainqueur de Paul-Henri Mathieu en 4h30 de jeu, puis de Lleyton Hewitt en quatre sets, la fatigue se fait sentir, mais le Majorquin estime qu'il progresse. Mercredi, il rencontrait Novak Djokovic en quarts de finale.

ROLAND-GARROS - Rafael Nadal avant les quarts de final

Rafael Nadal aime les sentiers battus. En bon relanceur, il est capable de remettre cent fois sa raquette à l'ouvrage. C'est pourquoi le Majorquin a décidé très tôt de rester sur son île, en famille, et loin des techniciens de Barcelone et du monde entier. Son jeu se nourrit de ces racines profondes.

Pas de chorégraphie mais des gestes efficaces du laboureur. Après 57 victoires consécutives et neuf récoltes sur le circuit ATP, Nadal revient à Paris pour la moisson de printemps.

Nadal souffle et prend un avertissement

Pour la première fois depuis son retour à la compétition en février, Nadal a laissé entendre qu'il avait besoin de souffler. Après un terrible match face à Paul-Henri Mathieu et une lutte intense face à Lleyton Hewitt, il consent à avouer des petites faiblesses : "J'espère que cela ira mieux mercredi car aujourd'hui, j'étais fatigué. J'ai eu des sautes de concentration." Au point de prendre un avertissement pour avoir dépasser le temps de pause entre deux services : "Ce n'est pas grave, j'avais joué cinq heures le match précédent, et il faut aussi que je récupère."

Mais comme Roger Federer explique que ses défaites face à Nadal le font progresser, Nadal tourne vite les situations difficiles en sa faveur. Le Majorquin est un laborieux, mais un laborieux fantastique. L'anecdote est connue : lors d'un Challenger à Saint-Jean-de-Luz en 2003, Nadal lutte contre Richard Gasquet. Il se casse le pied mais va jusqu'au bout et remporte le match.

Nadal puise son énergie dans la douleur

Cette année, son parcours à Roland-Garros n'est pas aussi euphorique que son baptême miraculeux de l'an passé. Ses adversaires ne le ménagent pas. Une inquiètude ? Bien au contraire. Le match contre Mathieu est venu au bon moment : "Je ne jouais pas mon meilleur tennis et ce match m'a permis de rentrer vraiment dans le tournoi", lance-t-il. Celui contre Hewitt lui a plu. Il adore l'attitude de l'Australien. "J'ai joué mon meilleur match du tournoi. Je sens mieux la balle. Surtout au premier set."

Les deux mamelles des succès français de Nadal sont la douleur et l'humilité. Nadal n'a pas peur de se "faire mal" et puise son énergie dans l'adversité. Il était moins bon que Gasquet chez les juniors, il n'est pas encore N.1 mondial, il n'est pas encore en finale. Tout est prétexte à rester humble et à se remettre au travail. Lundi, Nadal rappelait à tout le monde : "Ecoutez, je suis en quarts de finale. Je ne pense pas encore à la finale. Si j'y suis, cela voudra dire que je joue bien."

Mardi, il s'entraînait avec Emilio Sanchez-Vicario sur le court 4, avec application. D'abord au fond de court, puis quelques volées, comme il le fait quand il revient chez lui sur les vieux courts de Manacor.
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# Posté le jeudi 15 juin 2006 14:39

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Roland-Garros: Rafael Nadal se trouve meilleur que l'an dernier

mercredi 07 juin 2006 (Reuters - 17:41) par Jean-Paul Couret

PARIS - Sa qualification pour les demi-finales acquises, Rafael Nadal s'est déclaré "meilleur joueur que l'an dernier" même s'il a déploré avoir passé plus de temps sur les courts que lors de son premier sacre.

"J'arrive en demi-finale à mon meilleur niveau de ces deux dernières semaines. Je pense que je suis un meilleur joueur que l'an dernier", a déclaré le tenant du titre, mercredi, après sa victoire sur abandon à 6-4 6-4 30-15 sur Novak Djokovic.

Poussé à affiner la comparaison avec l'an dernier, l'Espagnol a estimé que ses matches jusqu'aux quarts de finale avaient été plus difficiles cette année.

"J'ai joué cinq heures contre (Paul-Henri) Mathieu. Contre (Lleyton) Hewitt, il y a eu des moments difficiles. Pas aujourd'hui, pas lors des deux premiers tours mais au total, j'ai passé plus d'heures sur les courts."

Nadal n'en a pas moins souligné qu'il ne se sentait pas fatigué pour autant.

"Je n'étais pas fatigué près le match contre Hewitt. Aujourd'hui, je me sentais bien", a-t-il dit. "J'ai un peu perdu ma concentration au second set à cause de ses problèmes de dos. J'avais du mal à comprendre ce qui se passait. Il se tenait le dos après chaque service puis jouais normalement."

Au nom du cliché selon lequel il faut prendre les matches l'un après l'autre, il a refusé de donner un pronostic sur le dernier quart de finale dans lequel le Croate Ivan Ljubicic et le Français Julien Benneteau se disputaient le droit de le rencontrer.

"Ma tactique est toujours de jouer mon jeu, peu importe contre qui je joue. La première des choses à faire est de se dire 'je vais bien jouer' puis d'ajuster quelques détails en fonction de l'adversaire et enfin de jouer son jeu", a-t-il dit.

"Nous verrons bien contre qui je joue."

L'Espagnol affrontera finalement Ljubicic.
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# Posté le jeudi 15 juin 2006 14:30

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Déjà malmené par Paul-Henri Mathieu samedi, le favori espagnol a dû lutter face à l'Australien Lleyton Hewitt, hier, pour rejoindre les quarts de finale.

Nadal plie mais ne rompt pas


par Mathieu LINDON
QUOTIDIEN : mardi 06 juin 2006


Pour Rafael Nadal, ç'aura été un week-end de la Pentecôte pas chômé. Entre samedi contre Paul-Henri Mathieu et lundi face à Lleyton Hewitt, le numéro deux mondial aura passé plus de huit heures sur le court Philippe-Chatrier. Le match entre l'Espagnol et l'Australien était particulièrement attendu. Hewitt a vingt-cinq ans, cinq de plus que Nadal et, il y a cinq ans, il finissait l'année numéro un mondial après avoir gagné l'US Open. Il achevait 2002 à la même place après avoir gagné cette fois-ci Wimbledon, à ce jour ses deux uniques victoires en grand chelem. Comme Nadal, une de ses qualités est son exceptionnelle combativité, même s'il est moins puissant que l'Espagnol et que la terre battue n'est pas sa surface. Sinon, à cinq ans de distance, leurs trajectoires ont quelque chose à voir, à cela près que, pour cause de Roger Federer, il est peu vraisemblable que Nadal termine 2006 à la première place et que Hewitt, aujourd'hui tombé à la quatorzième place, n'a jamais été en mesure de battre un record de victoires comme vient de le faire l'Espagnol. Pour le meilleur et pour le pire, l'Australien est une sorte de précurseur de Nadal.

Raie des fesses. Match après match, plusieurs choses ne changent pas chez l'Espagnol. Par exemple, cette propension, qui n'est pas à la gloire de son équipementier, à pincer son pantalon court trop moulant pour le dégager de la raie de ses fesses avant chaque échange. Et, pour parler tennis, cette pression qu'il met sur l'adversaire à chaque point, s'engageant dans chaque brèche. Hewitt perdit son service dès le premier jeu mais parvint à revenir à 1-1, breakant à son tour l'Espagnol. C'était comme s'il y avait déjà mis trop d'efforts. Nadal fit les 8 points suivants et profita un peu plus tard dans le set d'un nouveau break pour s'imposer 6-2 en quarante et une minutes.

Le match suivait son prévisible cours. Ce fut le cas jusqu'à 3-3, deuxième manche. On avait l'impression que Nadal pouvait breaker quand il voulait, mais c'était sûrement faux puisqu'il veut tout le temps. A ce moment-là, il y parvint, prenant blanc le service de Hewitt. La messe semblait dite. Mais l'Australien débreaka immédiatement. A 6-5, il sortit un jeu exceptionnel, rattrapant en particulier une balle irrattrapable comme seul Nadal croyait savoir faire. Hewitt en profitait pour prendre de nouveau, blanc, le service de l'Espagnol et égaliser à une manche partout après 1 h 44 de jeu.

Pudeur. Nadal, généralement, n'est jamais aussi dangereux que quand il vient de perdre un jeu ou un set, tâchant immédiatement de revenir dans le match. Hewitt remporta son service blanc pour inaugurer la troisième manche et les deux joueurs arrivèrent sans histoire à 2-2, puis à 3-3, mais, cette fois-ci, en ayant chacun sauvé des balles de break. L'Espagnol ne semblait plus si à son aise. Il demandait sa serviette après chaque échange, comme s'il était vraiment fatigué ou qu'il voulait gagner du temps. Il commettait plus de fautes que de coutume, peut-être encore affecté physiquement par son match contre Mathieu. A 4-4, cependant, il fit ce qu'il faut pour gagner ce troisième set 6-4 après 2 h 30. Hewitt avait servi 52 % de premières balles dans la manche (42 % dans la première) et des pourcentages aussi médiocres ne lui permettaient pas d'avoir sa chance.

En vérité, la guerre des «vamos» et des «come on» n'a pas eu lieu. Nadal et Hewitt s'auto-encouragèrent avec une pudeur qui n'est pas dans leurs habitudes. Peut-être savaient-ils que sur ce point le répondant serait à la hauteur. Il y eut toutefois un blessé : un ramasseur de balles qui en prit une sur le nez et, tel un Spartiate, ne voulut pas avouer son mal jusqu'à ce que Nadal le signale à l'arbitre qui l'entraîna hors du court, sous les applaudissements du public plein de compassion. A 1-1, quatrième manche, Lleyton Hewitt céda son service. Sur une double faute de Nadal, il revint quand même à 2-2. Mais on sut, dès qu'il reperdit son engagement à la suite, qu'il n'aurait pas une nouvelle chance. Et Nadal l'emporta 6-2 après plus de 3 h 15 de match. L'Espagnol n'a pas fait une impression considérable, quelle que soit la qualité de l'opposition qu'il a reçue. Il est apparu un peu émoussé. L'honnêteté oblige, cependant, à pondérer ces impressions d'une remarque autrement plus concrète. Qu'il semble au mieux ou qu'on le croie au plus mal, ça ne change rien à la caractéristique principale de Nadal : il gagne.
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# Posté le jeudi 15 juin 2006 14:21

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Roland-Garros: Gaudio en huitièmes, Nadal au troisième tour

vendredi 02 juin 2006 (Reuters - 16:09)

par Jean-Paul Couret

PARIS - Contraint de jouer deux matches en deux jours, Rafael Nadal a économisé ses forces vendredi et n'a mis qu'une heure et 58 minutes pour se qualifier pour le troisième tour du simple messieurs de Roland-Garros.

A la veille de son 20e anniversaire, le tenant du titre espagnol n'a concédé que sept jeux à sa victime du jour, l'Américain Kevin Kim, certes modeste 116e joueur mondial.

Il a du même coup remporté sa 55e victoire d'affilée sur terre battue et sa neuvième victoire consécutive à Roland-Garros, les sept de sa première course au sacre l'an dernier et les deux de son début de tournoi cette année.

Sa prochaine victime désignée est le Français Paul-Henri Mathieu, tête de série numéro 29, qui lui a lancé un défi après sa victoire sur son compatriote Florent Serra, jeudi.

"Contre Nadal, je n'ai peut-être que 10% de chances de gagner mais je vais les prendre", a dit "PHM". "J'ai eu la chance de le jouer deux fois cette année et l'une des deux, j'aurais pu gagner, c'était sur dur, mais quand même."

Dans son match de deuxième tour qui avait été reporté jeudi à cause de deux heures de pluie, Nadal n'a guère donné de signes d'encouragement au Français.

L'Espagnol a notamment aligné sept jeux d'affilée de 4-2 au premier set à 5-0 au deuxième. Le reste du match n'a été qu'anecdotique jusqu'au coup droit dans le filet qui a scellé le sort de Kim.
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# Posté le lundi 12 juin 2006 08:12

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ROLAND GARROS: 6e jour: Interview de Rafael Nadal

ROLAND GARROS: 6e jour: Interview de Rafael Nadal

/noticias.info/

Q. Que lisez-vous comme livre ?

R. J'ai commencé le Da Vinci Code. Et voilà, j'ai été interrompu ! (Rires.)

Q. Pourriez-vous nous parler de votre match d'aujourd'hui ?

R. Cela a commencé plutôt mal. J'étais nerveux. Mon toucher de balle n'était pas bon. Je pense que je me suis amélioré à la fin du premier set, et puis au deuxième. C'est au troisième que j'ai vraiment fait le break. C'était un match normal, rien de particulier à en dire.

Q. On a le sentiment que personne ne peut vous battre sur terre battue. Pourquoi êtes-vous tellement meilleur que les autres sur terre battue ? Avez-vous une explication ? R. Non, je ne pense pas être tellement au-dessus des autres. Chaque joueur a son histoire personnelle et chaque match est différent. J'essaie chaque fois de donner à cent pour cent mon meilleur tennis, mais je peux perdre aujourd'hui, je peux perdre demain. J'en ai bien conscience. C'est toujours difficile une fois qu'on est sur le court.

Q. Je pense que, pour vous, il est bien que les conditions s'améliorent, qu'il fasse plus chaud. Est-ce important pour vous ?

R. Aujourd'hui, le court était très lent, trop lent pour moi, trop lent pour mon goût. Tout était en fait très humide, très mouillé. Bref, il y avait plein d'eau sur le court, je ne sais pas comment on dit ! Les balles étaient très lentes. Je préfère pouvoir avoir un jeu plus rapide.

Q. Etes-vous un peu plus détendu maintenant ? Le record est battu. Cela vous permet d'être plus relax ?

R. Je suis content d'avoir battu Greg COL. Mais ce qui est important pour moi, c'est le tournoi de Roland Garros. Je suis nerveux au premier tour, au deuxième tour, au troisième tour je le serai aussi. Je suis ravi de l'avoir battu, mais c'est un tournoi difficile. C'est ce qui est important pour moi.

Q. Que s'est-il passé avec votre pied ?

R. Rien de particulier. C'est juste un problème de bandage. Rien de particulier au pied.

Q. On m'a dit que vous jouiez de la main gauche, mais que vous êtes un vrai droitier. Est-ce vrai ?

R. Je mange avec la main droite, mais au tennis et au football je joue de la main gauche.

Q. Pourquoi ?

R. Je ne sais pas.

Q. Est-ce parce que vous avez appris à jouer de la main gauche ? Est-ce du fait qu'un de vos coaches vous a appris comme cela, à jouer de la main gauche quand vous étiez petit ?

R. Peut-être, je ne sais pas. Si quelqu'un veut me faire jouer maintenant de la main droite, personne n'y arrivera. On est ainsi, on naît gaucher.

Q. On t'a demandé si la chaleur allait t'arranger. Tu as dit que le court était quand même humide. Raconte-nous un peu.

R. Oui, c'est vrai, c'était lent. Il y avait un mauvais rebond de balle. Ce court était très humide. Par la suite, je crois que les balles se remplissent d'eau et sont plus lourdes. C'est très difficile de pouvoir jouer avec des effets de balle. Je préfère que le court soit plus sec, que la balle ait un meilleur rebond. De toute façon, il faut s'adapter à ce que la météo nous donne.

Q. Lundi, tu gagnes un match et tu bats un record. Il s'est écoulé trois jours sans que tu joues. As-tu eu l'impression de ne plus être dans le tournoi ?

R. Non, pas du tout. J'ai continué à m'entraîner sans problème. Cela n'a pas posé de problème particulier. Chaque jour, j'ai suivi de très près tout ce qui se passait. Je ne me sentais pas du tout hors du tournoi. C'est un match qui n'a pas été plus dur qu'un match avec un autre espacement.

Q. Vilas avait 25 ans pour ce record. Toi, tu en as 19, presque 20. Penses-tu continuer sur cette bonne voie ?


R. C'est très difficile. 52, 53 victoires, c'est énorme. C'est très difficile de gagner 54 matches d'affilée. S'il y en a eu un dans l'histoire, jusqu'à présent, en bonne logique il n'y a pas de raison que je n'y arrive pas deux fois. C'est une bonne fortune qui t'arrive une fois dans ta carrière, c'est tout. Il faudra faire autre chose.

Q. L'an dernier, Rafael, tu as joué contre Gasquet et Grosjean. Tu vas tomber contre Paul-Henri Mathieu. C'est un rival difficile parce qu'il attaque beaucoup la balle. Tu le connais déjà. Comment vas-tu envisager ce match ?

R. J'ai joué plusieurs fois contre lui. C'est un joueur qui joue bien, qui a un jeu très propre, de très beaux coups, qui a un assez beau service, qui est donc assez dangereux, c'est vrai. Il sera important que mon tennis soit de bon niveau. Si je joue bien, on verra ce qui se passe. J'aurai des occasions. Ce sera un match dur, parce que c'est un bon joueur. J'ai joué contre lui à Marseille et à Dubaï cette année. Nous étions en quarts à Dubaï. Cela a été un match difficile. J'ai fini par gagner. J'ai joué à Hambourg au premier tour contre lui l'année précédente. C'est un match qui va être accroché.

Q. C'est une question spécifique. Je viens du Chili. Nous avons un joueur qui s'est retiré, qui est Rios, penses-tu qu'il est logique que des gens se retirent ?

R. Chacun a ses choix, sa vie. Chacun est différent. Chacun fait ce qu'il peut ou ce qu'il veut. Soit il ne pouvait pas continuer, soit il n'avait pas envie de continuer. Je le respecte. C'est un choix personnel.

Q. L'avais-tu vu ?


R. Je me souviens de l'avoir vu. C'est un joueur qui a été important dans l'histoire du tennis, un joueur charismatique. J'étais encore petit.

Q. Comment vois-tu les choses pour Federer, c'est un favori aussi, n'est-ce pas ?

R. Oui, on verra cela.

Q. Tu vas tomber contre Mathieu. Tu es un des favoris du tournoi. Face à un Français, il va y avoir une pression importante du public et aussi en salle de presse.

R. En salle de presse et dans un stade, de toute façon je ne sens pas une pression excessive. Je sais que je joue contre un Français, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. C'est un match, un match de plus. Je ne vais pas penser à autre chose. Je vais me concentrer sur mon tennis et laisser de côté le fait de savoir s'il est français, chilien ou autre chose. L'idée est de bien jouer. Si on joue bien, on gagne. C'est ce qui est important.

Q. Demain, c'est ton anniversaire. As-tu quelque chose à dire ? Tu nous as habitué à des célébrations.

R. Ce qui est important, c'est d'arriver en finale. Peut-être y aura-t-il quelque chose à célébrer. Je ferai quelque chose, mais en plus petit si ce n'est pas le cas.

Q. Comment te sens-tu ? Comment décrirais-tu ta forme ?

R. Bien, bien, normale. Je ne dirai pas une forme fantastique, mais je n'ai rien de particulier à signaler. J'ai l'impression que je joue un tennis tout à fait normal. J'espère mieux jouer demain qu'aujourd'hui. En général, c'est comme cela, on s'améliore. Au fur et à mesure que je rentre dans le tournoi, je me sens mieux. C'est une question de confiance que l'on acquiert au fil du match. C'est aussi une question de s'habituer, de prendre ses repères. Je sais que ce sera un match accroché, difficile. Je vais l'aborder avec beaucoup de plaisir.

Q. Tu joues au football comme gaucher. Quelle était ta position sur le terrain ?

R. Je suis avant droit, ailier droit. Vous pouvez m'inscrire, si vous voulez, s'il y a une partie de foot.

Q. Tu as réglé ton problème de cordage ?

R. Oui, c'est la meilleure nouvelle du jour. Je suis allé m'entraîner. J'avais des problèmes. Quand j'ai constaté que c'était un problème de cordage, c'était un soulagement. Ce n'était pas moi, c'était le cordage.
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# Posté le lundi 12 juin 2006 08:10